COPENHAGUE
Depuis la fin du sommet de Copenhague, les déclarations critiques des organisations ou réseaux internationaux ne cessent de se multiplier. En voici quelques-unes.
Déclaration de Climate Justice Now !, premiers retours :
Communiqués :
Pour voir plus loin, au-delà de Copenhague, et au-delà du CO2 :
Du côté de Bastamag, deux très bons papiers revenant sur la façon dont l’Europe et la Banque mondiale financent des projets favorisant le réchauffement climatique et de l’autre côté sur les vraies solutions face au réchauffement. Dans la même veine Nathalie Péré-Marzano se demande si la lutte contre les inégalités est (ré)soluble dans le climat. En raison du carbocentrisme des négociations, la finance carbone a été peu discutée alors que c’est un enjeu central. Pour George Monbiot, les négociations concernaient également « le genre de personnes que nous voulons être ». Le numéro de la revue Mouvements, un climat d’injustice, crise et inégalités écologiques, publié avant Copenhague, est plus que d’actualité.
Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale prévoit déjà d’organiser une rencontre nationale le 6 fév pour discuter collectivement des suites à donner au mouvement pour la justice climatique. Plus d’infos à venir.
De Seattle et Porto Alegre à Copenhague, nouveaux défis pour les mouvements
Par Christophe Aguiton, militant d'ATTAC, actif dans la coalition Climate Justice Now!
L’Une quinzaine de jours après la fin de la conférence de Copenhague et dix ans après Seattle et Porto Alegre, qui ont marqué l'émergence du mouvement altermondialiste, il peut être utile de comparer les situations pour mieux comprendre quelques-uns des défis et problèmes auxquels seront confrontés les mouvements qui luttent pour une "justice climatique".
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Y aura-t-il un accord sur le climat ?
Un nouvel emballage pour Copenhague
Par Brian Tokar
L’analogie troublante soulevée par les militants internationaux entre la conférence sur le climat de Copenhague et la réunion de l’OMC à Seattle (en novembre 1999) pourrait se révéler bien plus pertinente que ce que la plupart des militants écologistes n’aurait pu imaginer.
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José Rose, Enseignant(e)
Directeur de l'UMR-CNRS " Emploi et politiques sociales " 1,
vice-président de l'université Nancy 2, membre de la commission " Jeunes et politiques publiques " du Commissariat Général au Plan
LES RELATIONS FORMATION - EMPLOI EN 55 QUESTIONS
Jean-Jacques Paul et José Rose
LA TRANSITION PROFESSIONNELLE
Les jeunes de 16 à 18 ans
P. Mehaut, José Rose, A. Monaco, Francis De Chassey
LA CONSTRUCTION SOCIALE DE L'EMPLOI EN FRANCE
Sous la direction de Bernard Priot et José Rose
PROFESSION QUASI-CHERCHEUR
Entretien biographique avec un idéal type aux confins de la recherche
José Rose
Vichy en Provence
Midi rouge, ombres et lumières (1940-1942)
de Robert Mencherini
Editions Syllepse
Première partie. Naissance d’un régime d’exception
(juin-décembre 1940)
En juillet 1940, la Provence et les Bouches-du-Rhône se retrouvent sous l’autorité du gouvernement de Vichy. Les populations méridionales, déboussolées par la défaite, submergées par l’exode, placent leurs espoirs dans le chef du nouvel État français, Philippe Pétain, en qui se reconnaissent également les églises. Très rapidement, s’impose la Révolution nationale qui dissout les assemblées élues, épure les administrations, interdit les confédérations syndicales, exclut les indésirables juifs, tsiganes ou francs-maçons, réprime les communistes et les dissidents, et, en dépit de déclarations régionalistes qui lui amènent l’appui de franges occitanistes, renforce la centralisation.
Tout le département est quadrillé par de nombreuses organisations qui encadrent la jeunesse (Chantiers de jeunesse, Compagnons de France) ou l’ensemble de la population (Légion française des combattants), tandis que les partis de droite extrême, PPF, PSF, Action française (Charles Maurras est en Provence) soutiennent le régime.
De nombreux trains partent de Marseille vers l’Allemagne, ceux de la Relève ou du STO, des Volontaires français contre le bolchevisme, qui vont se battre aux côtés de la Wehrmacht sur le Front de l’Est. Et, pendant l’été 1942, les autorités de Vichy livrent aux Allemands les juifs étrangers rassemblés au camp des Milles, près d’Aix-en-Provence.
Ce sont tous les aspects de la vie sociale et politique de Marseille et des Bouches-du-Rhône, de l’armistice de juin 1940 jusqu’à l’occupation de novembre 1942, que Robert Mencherini explore, à partir de nombreuses sources souvent inédites. Une riche iconographie enrichit le volume.
20 000 travailleurs forcés d'Indochine oubliés par la France
C'est une première en France : jeudi 10 décembre, le maire d'Arles va rendre hommage aux travailleurs indochinois envoyés pendant la Seconde guerre mondiale en Camargue pour y travailler le sel et le riz. C'est grâce à eux, d'ailleurs, qu'il existe aujourd'hui du riz camarguais - ce que tout le monde ignore. Jeudi, en prononçant son discours en présence des dix derniers acteurs encore vivants de cette épisode historique, Hervé Schiavetti (PCF) deviendra le premier élu de la République à reconnaître officiellement cette page sombre du passé colonial de la France.
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Quand le travail se précarise, quelles résistances collectives ?
de Sophie Béroud et Jean-Paul Bouffartigue
La Dispute, 2009.
La précarité est désormais, sous bien des formes, le lot commun des salariés. Précarité de l'emploi, souvent inscrite dans le contrat de travail: précarité du travail: mais aussi précarité des droits syndicaux et sociaux. Ces données sont le plus souvent interprétées comme une dégradation des acquis sociaux et des normes salariales conquises au cours du vingtième siècle. Et comment ne pas conclure, en effet, à un affaiblissement généralisé du mouvement syndical et des capacités des salariés à s'organiser et à se défendre? Au delà de cette réalité, le présent ouvrage cherche à éclairer ce qui naît des contradictions du processus de précarisation. Une vingtaine d'études conduites en France et à l'étranger (Etats-Unis. Royaume-Uni, Espagne, Argentine) explorent les formes prises par les résistances collectives et les possibilités nouvelles qui s'ouvrent à elles. L'ouvrage revient aussi sur l'histoire du salariat pour comprendre ce que sa déstabilisation contemporaine présente de spécifique et comment des collectifs de salariés sont parvenus par le passé à maîtriser des formes de précarité au point de conquérir face à leurs employeurs d'importantes marges de liberté. Il interroge surtout les dynamiques actuelles de mobilisation des précaires - notamment dans le commerce, la restauration rapide, la construction navale - et les ressources sur lesquelles elles s'appuient aussi bien que celles qu'elles tendent à renforcer. Il montre que l'acteur syndical n'est pas condamné aux seconds rôles dans une perspective de transformation sociale intégrant la sécurisation du travail et des conditions d'existence.
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