L'EUROPE CONTRE SES PEUPLES
Conférence du 19 décembre 2007
en présence de Michel Soudais, journaliste et responsable su service politique à POLITIS
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L'exposé:
Les chefs d’Etat et de gouvernement viennent de signer à Lisbonne un nouveau traité qui reprend l’essentiel des dispositions du défunt projet de Constitution européenne rejetée par les peuples Français et Néerlandais. Un fait que ces dirigeants politiques n’hésitent pas à reconnaître : « La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait », déclarait Angela Merkel, chancelière d’Allemagne, alors présidente de l’Union européenne, dans The Daily Telegraph, le 29 juin 2007. « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution… C’est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe », soulignait José Luis Zapatero, Premier ministre du Royaume d’Espagne, lors d’un discours le 27 juin 2007 (Voir en annexe 1 un recensement de déclarations allant dans le même sens).
Ce traité doit désormais être ratifié par l’ensemble des pays membres. Mais cette fois aucun pays, à l’exception de L’Irlande, contrainte par une obligation institutionnelle, n’envisage de procéder à un référendum sur le Traité modificatif européen. Cet unanimisme contraste avec la situation qui prévalait en 2004 : après la signature du Traité constitutionnel européen, onze pays sur vingt-cinq avaient prévus une ratification par référendum : le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume Uni, la Suède.
Il y a tout lieu de suspecter une entente entre les Vingt-Sept pour ne surtout pas demander l’avis des peuples. Entente qui constitue en quelque sorte une clause secrète du traité de Lisbonne, une clause négociée en même temps que le traité et indissociable de celui-ci. Comment expliquer autrement qu’aucun pays n’envisage, sauf obligation institutionnelle, de recourir au référendum ? Comment expliquer qu’après le sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre, les dirigeants politiques de plusieurs pays sont revenus sur leurs engagements antérieurs de procéder à un référendum ?
l'integralité de l'exposé en pdf
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